‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 116 sur 1238 · LE DÉNOUEMENT IMPRÉVU, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

LE DÉNOUEMENT IMPRÉVU, SCÈNE IV

maItrb pierrb.

De voûte noce avec le fils de ce gentilhomme.

USETTB*

Eh bien?

MAtTRB PIERRE.

Eh biaa ! je ne sais qui Ta euhardî ; mais il n'est pas si timide que de couteumc avec moi : il m'a bravement iojurié et baillé le sobriquet d'impartinent, et m'a enchargé de dire à mademoiselle ÂrgaDte qu'aile est une sotte ; et pisque la velà, je Ji fais ma commission.

LISETTE, A mademoiselle Àrgante,

Là-dessus, à quoi vous déterminez-vous?

MADEMOISELLE AR6ÀNTE.

Je ne sais ; mais je suis au désespoir de me voir en danger d'épouser un homme que je n'ai jamais vu; et seulement parce qu'il est le fils de l'ami de mon père.

lIAtTRE PIERRE.

Tenez, tenez, il n'y a point de détermination à ça. J'avons ari^été, monsieur Dorante et moi, ce qu'ous devez faire, et velà c'en que c'est. U faut qu'ousdeveoiais folle; ça est conclu entre nous; il n'y a pus à dire non : il faut parachever. Allons, avadcez-nous, en attendant, queuque petit échantillon d'extravagance pour voir comment ça fait : en dit que les Tapeurs sont bonnes pour ça. Montrez m'en une.

MADEMOISELLE ARGANTB.

Oh ! laisse-moi, je n'ai point envie de rire.

U9ËTTE.

Va, ne t'embarrasse pas ; nous autres femmes, pour faire les folles avons-nous besoin d'étudier notre rôle ?

MAItRE PIERRE.

iNon ; je savons bian vos facultés ; mais n'amporte, il s'agit d'avoir l'esprit pus torné que de coQtenme. Lisette, sarmonne-la un peu là-dcssus, et songe toujours à noute amiquié: ça ue fait que croître et embellir cheux moi, quand je te regarde.

LISETTE

Je t'en fais mes compliments.

HaItRE PIERRE.

Adieu ; noute maître est sorti, je pense. Je vas, si je puis, avec monsieur Dorante.

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