LE DÉNOUEMENT IMPRÉVU, SCÈNE IV
maItrb pierrb.
De voûte noce avec le fils de ce gentilhomme.
USETTB*
Eh bien?
MAtTRB PIERRE.
Eh biaa ! je ne sais qui Ta euhardî ; mais il n'est pas si timide que de couteumc avec moi : il m'a bravement iojurié et baillé le sobriquet d'impartinent, et m'a enchargé de dire à mademoiselle ÂrgaDte qu'aile est une sotte ; et pisque la velà, je Ji fais ma commission.
LISETTE, A mademoiselle Àrgante,
Là-dessus, à quoi vous déterminez-vous?
MADEMOISELLE AR6ÀNTE.
Je ne sais ; mais je suis au désespoir de me voir en danger d'épouser un homme que je n'ai jamais vu; et seulement parce qu'il est le fils de l'ami de mon père.
lIAtTRE PIERRE.
Tenez, tenez, il n'y a point de détermination à ça. J'avons ari^été, monsieur Dorante et moi, ce qu'ous devez faire, et velà c'en que c'est. U faut qu'ousdeveoiais folle; ça est conclu entre nous; il n'y a pus à dire non : il faut parachever. Allons, avadcez-nous, en attendant, queuque petit échantillon d'extravagance pour voir comment ça fait : en dit que les Tapeurs sont bonnes pour ça. Montrez m'en une.
MADEMOISELLE ARGANTB.
Oh ! laisse-moi, je n'ai point envie de rire.
U9ËTTE.
Va, ne t'embarrasse pas ; nous autres femmes, pour faire les folles avons-nous besoin d'étudier notre rôle ?
MAItRE PIERRE.
iNon ; je savons bian vos facultés ; mais n'amporte, il s'agit d'avoir l'esprit pus torné que de coQtenme. Lisette, sarmonne-la un peu là-dcssus, et songe toujours à noute amiquié: ça ue fait que croître et embellir cheux moi, quand je te regarde.
LISETTE
Je t'en fais mes compliments.
HaItRE PIERRE.
Adieu ; noute maître est sorti, je pense. Je vas, si je puis, avec monsieur Dorante.