L'ÉPREUVE, DIVERTISSEMENT
Quel bonheur d'en fournir la preuve I Biaise me donne du souci; Mais en revanche » Dieu merci, Je le mets à l'épreuve.
Vous, qui courez après Thyroeu, Pour éloigner tout examen, Prenez toujours fille pour veuve; Si l'amour trompe en ce moment, C'est du moins agréablement :
Quelle charmante épreuve 1
Que Mathuraine ait de l'humeur.
Et qu'ai me refuse son cœur, Qu'il vente, qu'il tonne ou qu'il pleuve, Que le froid gèle notre vin,
Je n'en prenons pas de chagrin.
Je somme à toute épreuve.
Vous qui tenez dans vos filets Chaque jour de nouveaux objets.
Soit fille, soit femme, soit veuve; Vous croyez prendre, et l'on vous prend. Gardez- vous d'un cœur qui se rend A la première épreuve.
Ah I que l'hymen parait charmant Quand l'époux est toujours amant!
Mais jusqu'ici la chose est neuve : Que l'on verrait peu de maris.
Si le sort nous avait permis De les prendre à l'épreuve 1
FIN DB L*£PREUyB.