M. ARGANTE, M»« ARGANTE, ÉRASTE, MAITRE PIERRE
M. ARGANTE, ù maître Pierre,
Oh, ohl ils sont, ce me semble, d'assez bonne intelligence.
maItrb pierre.
Qu'est-ce que c'est donc que tout ça? Ils se disent des douceurs.
M. ARGANTE
Eh bien ! ma fille, connais-tu monsieur?
MADEMOISELLE ARGANTE
Oui, mon père.
M. ARGANTE
Et tu es contente?
MADEMOISELLE ARGANTE
Oui, mon père.
M. ARGANTE
Je suis charmé. Ne songeons donc plus qu'à
J'en ai peut-être trop dit : mais vous serez mon nous réjouir; et que, pour marquer notre joie, époux. Que ne vous ai-je connu plus tôt? nos musiciens viennent ici commencer la fête.
ÉRASTE. MaItRE PIERRE.
Avec quel chagrin ne m'en retournais-je pas ! Voilà qui va fort bian. Vous êtes contente. MADEMOISELLE ARGANTE. Voutc père, vouto amant, tout ça est content ; mais
Est-il possible que je vous aie haï? A quoi son- ; de tous ces biaux contentements-là, moi et monsieur Dorante, je n'y avons ni part ni portion.
M. ARGANTE
Laissez là Dorante.
MADEMOISELLE ARGANTE
Si vous vouliez lui parler, mon père; on lui doit un peu d'égard, et cela me tirerait d'embarras avec lui.
maItre pierre.
Il m'avait pourmis cinquante pistoles si vous deveniez sa femme : baillez -m'en tant seulement
giez-vous de ne pas vous montrer?
ÉRASTE
Au milieu de mon bonheur il me reste une inquiétude.
MADEMOISELLE ARGANTE
• Dites ce que c'est, et vous ne l'aurez plus.
ÉRASTE
Vous vous gardiez, dit-on, pour un autre que moi.
MADEMOISELLE ARGANTE
Vous demeurez à la campagne, et je ne l'aimais soixante, et je li ferai vos excuses. Je ne vous pas avant que je vous eusse Connu. Il y a quatre surfais pas. ans que je connais Dorante; l'habitude de le voir éraste.
me l'avait rendu plus supportable que les autres , Je te les donne de bon cœur, moi. hommes ; il me convenait, il aspirait à m'épouser; | maître pierre.
et dans tout ce que j'ai fait, je me gardais moins . C'est marché fait: chantez et dansez àvouteaise, à lui, que je ne me sauvais du malheur imagi- à cette heure ; je n'y mets pus d'empêchement.