LA COMTESSE, FLORIS, LE COURTISAN, FONTIGNAC, SPINETTE, BLAISE
LA COMTESSE, au eourtisan.
Oui, mon frère, rendez-vous aux exemples qui vous frappent; vous nous voyez tous rétablis dans l'état où nous étions; cela ne doit-il pas vous persuader? Moi qui vous parle, voyez ce que je suis aujourd'hui ; reconnaissez-vous voire sœur à l'aveu franc qu'elle a fait de ses folies? M'auriez-vous cru capable de ce courage-là? Pouvez-vous vous empêcher de l'estimer, et ne me Tenvicz-vous pas vous même?
DLAISE.
Eh! morgue I il n'y a qu'à ouvrir les yeux pour nous admirer, sans compter que velà mademoiselle qui est la propre fille du gouvarneu, et qui n'attend que la revenue de voûte parsonne pour vous entretenir de vos biaux yeux : ce qui vous sera bian agriable à entendre.
PLoms.
Oui ; donnez-moi la joie de vous voir comme je m'imagine que vous serez. Sortez de cet état indigne de vous, où vous êtes comme enseveli.
FONTIGNAC
Si bous sabiez lé plaisir qui bous attend dans lé plus profond de bous-même?
BLAISB.
Velà noute médecin de guari; il en embrasse tout le monde; il est si joyeux, qu'il a pensé étouffer un passant. Quand est-ce donc que vous dous clou (ferez itou? Il n'y a plus que vous d'obstiné, avec ce faiseux de vars, qui est rechuté, et ce petit glorieux de philosophe, qui est trop sot pour s'amender, et qui raisonne comme une cruche.