‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 167 sur 1238 · LE COURTISAN, BIAISE · texte numérisé non relu

LE COURTISAN, BIAISE

LB COURTISAN, soupirant.

L'ILE DE LA RAISON, ACTE III, SCÈNE VIH

BLAISE

Ne bougez pas; coDsarvez voûte dignité humaine; aussi bian,je voustians par le pourpoint.

LE COURTISAN

Maïs, mon cher Biaise, elle est pourtant partie.

BLAISB.

Qu*alle soit; aile a d'aussi bonnes jambes pour revenir que pour s*en aller.

LE G0UBTI8AN.

Si tu savais combien je Taime!

BLAISB.

Ah! je vous parmels de me conter ça à moi, et il n'y a point de mal à Taimer en cachette; ça est honnête, et mêmement ils disent ici que pus on aime sans le dire, et pus ça est biau ; car on souffre beaucoup, et c'est cette soufTrance-là qui est daigne de nous, disont-ils. Cheux nous les femmes de bian ne font pas autre chose. N*avons-je pas une maîtresse itou, moi? une jolie fille, qui me poursuit avec des civilités et de petits mots qui sont si friands? Mais, morgue, je me tians coi. Je vous la rabroue, faut voirl Aile n'aura la consolation de me gagner que tantôt. Morgue I tenez, je l'aperçois qui viant à moi. Je vas tout à c't'heure vous enseigner un bon exemple. Je sis pourtant alTollé d'aile. Stapendant, regardez-moi mener ça. Voyez la suffisance de mon comportement. Boutez-vous-là, sans mot dire.

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