‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 228 sur 1238 · LA RÉUNION DES AMOURS, SCÈNE III · texte numérisé non relu

LA RÉUNION DES AMOURS, SCÈNE III

LAHOUR.

Ne rougissez-TOUs point du récit que vous venez de faire? quel oubli de la vertu 1

CUPIDON

Eh bien! quoi! la vertu! que voulez-vous dire? elle a sa charge et moi la mienne; elle est faite pour régir Tunîvers, et moi pour Tentretenir. Déterminez-vous, vous dis-je : mais je ne vous prends qu'à condition que vous quitterez je ne sais quel air de dupe que vous avez sur la physionomie, je ne veux point de cela. Allons, mon lieutenant, alerte! un peu de mutinerie dans les yeux; les vôtres prêchent la résistance. Est-ce là la contenance d*un vainqueur? Avec un Amour aussi poltron que vous, il faudrait qu*un tendron fit tous les frais de la défaite. Eh ! éviteriez-vous...

(Il tire une de $ei fléchei,) Je Suis d*avis de TOUS

égayer le cœur d'une de mes flèches, pour vous 6ter cet air timide et langoureux. Gare! que je vous rende aussi fou que moi.

l'axour, tirant ausêi une de eetfèehe»^

Et moi, si vous tii*ez, je vous rendrai sage.

CUPIDON

Non pas, s'il vous plaft ; j'y perdrais, et vous y gagneriez.

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