‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 327 sur 1238 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

HORlENSE, LE COMTE.

LE COMTE

Ma fille, je desespère de voir ici mon frère, je n'en reçois point de nouvelles ; et s'il ne m'en vient point aujourd'hui ou demain au plus tard, je suis d'avis de terminer votre mariage.

HORTENSE

Pourquoi, mon père? Il n'y a point de nécessité d'aller si vite. Vous savez combien il m'aime, et les égards qu'on lui doit; laissons le achever les affaires qui le retiennent; différons de quelques jours pour lui en donner le temps.

LE COMTE

C'est que la marquise me presse, et ce mariageci me parait si avantageux, que je voudrais qu'il fût déjà conclu.

HORTENSE

Née ce que je suis et avec la fortune que j'aj, U

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