LE PETITMAITRE CORRIGÉ, ACTE III, SCÈNE I
HORTBNSB.
ïarton tous Ta va recevoir, moDsiear.
rRONTUf.
Eh I oon, celui-là était à moi, madame ; je viens d'expliquer cela, demandez...
HORTBNSB.
MarloQ, on vous a dit de le rendre à Rosimond ; ravez-vous fait? Dites la vérilé.
HARTON
Ma foi, monsieur, le cas devient trop grave ; il faut qae je parle. Oui, madame, je Tai rendu à monsieur, qui Ta remis dans sa poche ; je lui avais promis de dire qu'il ne Tavaitpas repris, sous prétexte qu'il ne lui appartenait pas, et j'aurais glissé cela tout doucement si les choses avaient glissé de oiéme; mais j'avais promis un petit mensonge, et Donpas un faux serment, et c'en serait un que de badîoer avec des interrogations de cette force-là ; ainsi donc, madame, j'ai rendu le billet; monsieur Ta repris; et si Frontin dit qu'il est à lui, je suis obli^ en conscience de déclarer que Frontin est on fripon.
FRONTIN
Je ne l'étais que pour le bien de la chose, moi ; c'était un service d'ami que je rendais.
MARTON
Je me rappelle même que monsieur, en ouvrant Je billet que Frontin lui donnait, s'est écrié : C'est de ma folle de comtesse ! Je ne sais de qui il parlait.
LB COMTE, à Dorimène,
Je n'ose vous dire que j'en ai reconnu l'écriture; j'ai reçu de vos lettres, madame.
DORmÂNB.
Vous jugez bien que je n'attendrai pas les explicalioDs; qu'il les fasse. (Elle sort,)
LA MARQUISB, iWtant WUi,
U peut épouser qui il voudra; mais je ne veux plus le voir, et je le déshérite.
LE COMTB, qui la iuU,
Nous ne vous laisserons pas dans ce dessein-là, marquise. {!l ton avec Horunse.)
DORANTE, à Hotimond en s'en allant.
Ne t'inquiète pas; nous apaiserons la marquise, et heureusement te voilà libre.
FRONTIN
Et cassé.