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LA DISPUTE, SCÈNE X

ADIKB. I

Sans doute; c*est à la plus belle à attendre qu*on la remarqiie et qu*on 8*étonae.

ÉGLÈ.

Eh bien, étonnez-Yous donc !

▲DINB.

Vous ne m'entendez donc pas? on vous dit que c*est à la plus belle à attendre.

BGLé.

On vous répond qu*elle attend.

ÀoncB.

Hais si ce n'est pas moi, ou est-elle? Je suis pourtant l'admiration des trois autres personnes qui habitent dans le monde.

BGLÉ.

Je ne connais pas vos personnes, mais je sais qui! y en a trois que je ravis et qui me traitent de merveille.

ADINB.

Et moi je sais que je suis si belle, si belle, que je me charme moi-même toutes les fois que je me regarde; voyez ce que c'est.

ÉGLB.

Qae me contez- vous là? Je ne me considère jamais que je ne sois enchantée, moi qui vous

parle.

ADINB.

Enchaatéel H est vrai que vous êtes passable, et même assez gentille; je vous rends justice, je ne suis pas comme vous.

iCLB, à part.

Je la battrais de bon cœur avec sa justice.

ADINB.

Mais de croire que vous pouvez entrer en dispute avec moi, c'est se moquer; il n'y a qu'à voir.

ÂGLB.

Mais c'est aussi en voyant, que je vous trouve assez laide.

ADINB.

Bon! c'est que vous me portez envie, et que vous vous empêchez de me trouver belle.

ÉGLÉ

D n'y a que votre visage qui m'en empêche.

ADINB.

Mon visage! Oh! Je n'en suis pas en peine, car je l'ai vu ; allez demander ce qu'il est aux eaux du ruisseau qui coule; demandez-le à Mesrin qui m'adore.

ÉGLÉ

î^ eaux du ruisseau, qui se moquent de vous, m'apprendront qu'il n'y a rien de si beau que moi, et elles me l'ont déjà appris ; je ne sais ce que c'est qu'un Mesrin, mais il ne vous regarderait pas s'il me voyait; j'ai un Azor qui vaut mieux que lui, un Azor que j'aime, qui est presque aussi admirable que moi, et qui dit que je suis sa vie; vous n'êtes la vie de personne, vous; et puis j'ai un miroir qui achève de me confirmer

tout ce que mon Azor et le ruisseau assurent; y a-t-il rien de plus fort I

ADINB, riant.

Un miroir! vous avez aussi un miroir! Eh! à quoi vous sert-il? A vous regarder? ah I ah ! ah!

ÉGLÉ

Ah! ah! ah!... n'ai-je pas deviné qu'elle me déplairait?

ADINB, riant.

Tenez, en voilà un meilleur; venez apprendre à vous connaître et à vous taire.

[Carise paraît dont Véhignement.) ÉGLÉ, ironiquement.

Jetez les yeux sur celui-ci pour y savoir votre médiocrité, et la modestie qui vous est convenable avec moi.

ADINB.

Passez votre chemin ; dès que vous refusez de prendre du plaisir à me considérer, vous ne m'êtes bonne à rien, je ne vous parle plus.

ÉGLÉ

Et moi, j'ignore que vous ètes-là. {Eilesi'éeartent,)

ADINB, à part.

Quelle folle!

ÉGLÉ, A part.

Quelle visionnaire! De quel monde cela sort-il?

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