DUNE, LA MODESTIE, FÉLICIE
LA MODESTIE
Voici celte dame qui vous sollicitait tantôt de la suivre, et qui parait; vous vous détournez pour ne la point voir.
FÉUCIB.
Je l'estime, mais je n'ai rien à lui dire, et je crains qu'elle ne me parle.
LA MODESTIE, à Diane.
Pressez-la, madame ; vos discours la ramèneront peut-être.
DIAKE.
Non; dès qu'elle ne veut pas de vous, qui devez êii'e sa plus intime amie, elle n'est pas en état de m'entendre.
LA MODESTIE
Cependant elle nous regrette.
DUNE
L'infortunée n'a pas moins résolu de se perdre.
FÉLICIE
Non, je ne risque rieq. Lucidor est plein d'honneur, il m'aime; je sens que je ne vivrais pas sans lui. On me le refuserait peut-être, je l'épouse. Il est question d'un mariage qu'il me propose avec toute la tendresse imaginable, et sans lequel je sens que je ne puis être heureuse; ai-jetortde vouloir l'être ?
diInb.
Fille infortunée! croyez-en nos conseils et dos alarmes. lApereevant Lucidor.) Fuyez, le voici qui revient. Mais rien ne la touche. Adieu encore une fois, Félicie. {Elles se retirent.)
FÉLICIE
Quelle obstination I Est-ce qu'il est défendu de faire son bonheur?