ARLEQUIN POLI PAR L'AMOUR, SCÈNE V
UNE CHANTEUSE, BBRGàRB, ù Arlequin,
Aimez, aimez; rien n*est si doux.
ARLEQUIN
Apprenez, apprenez-moi cela.
LA CHANTEUSE continue en le regardant.
Ah ! que je plains votre ignorance I Quel bonheur pour moi, quand j*y pense,
{Elle montre le chanteur,) Qu'A lys en sache plus que vous l
LA FÉE
Cher Arlequin, ces tendres chansons ne tous inspirent-elles rien? Que sentez-vous?
ARLEQUIN
Je sens un grand appétit.
C'est-à-dire qu*il soupire après sa collation. Mais voici un paysan qui veut vous donner le plaisir d'une danse de village ; après quoi nous irons manger. {Un paysan dame,)
LA FÉE se rassied^ et fait asseoir Arlequin qui M'endort,
Quand la danse finit, la fée le tire par le bras^ et lui
dit en se levant :
Vous vous endormez ? Que faut-il donc faire pour vous amuser?
ARLEQUIN, en se réveillant, pleure, Hi I hi ! hi 1 Mon père I Eh ! je ne vois point ma mère.
LA FÉE, à Trivelin,
Emmenez-le; il se distraira peut-être, en mangeant, du chagrin qui le prend. Je sors d*ici pour quelques moments. Quand il aura fait collation, laissez-le se promener où il voudra.