SCÈNE X
DÉMOCRITE, LE CHEVAUER DE LA MINARDINTÊRE.
LE CHEVALIfiR.
C'est ici.
DÉMOCRITE, ne voyant pai U chevalier.
C'est moi seul, enûn, que j'en veux croire.
LE CHEVALIER
Le seigneur Démocrite est-il pas logé là?
DÉMOCRITE
Voulez-vous lui parler?
LE CHEVAUER.
Oui, monsieur.
DÉMOCRITE
Le voilà.
LE CHEVALIER
La rencontre est heureuse, et ma joie est extrême. En arrivant d'abord, de vous trouver vous-même. Philine est le sujet qui m'amène vers vous : Mon bonheur sera grand si je suis son époux. Je suis le chevalier de la Minardi nièrc.
DÉMOCRITE. [claire;
Ah! je comprends, monsieur, et la chose est fort Je suis instruit de tout; j'espérais de vous voir, Comme on me l'avait dit, aujourd'hui sur le soir.
LE CHEVALIER
Puis-je croire, monsieur, que votre aimable fille Voudra bien consentir d'unir notre famille?
DÉMOCRITE
Je suis persuadé que vous lui plairez fort.
Si vous ne lui plaisiez, elle aurait un grand tort;
Mais comme vous avez pressé votre visite,
Et qu'on n'espérait pas que vous vinssiez si vite.
Elle est chez un parent, même assez loin d'ici.
Si vous voulez, monsieur, revenir aujourd'hui,
Vous vous verriez tous deux, et l'on prendrait mo-
LE CHEVALIER. [SUTO.
Vous pouvez ordonner, et c'est me faire injure Que de penser, monsieur, que je plaigne mes pas. Et l'espoir qui me flatte a pour moi trop d appas. Je reviens sur le soir.