‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 581 sur 1238 · ARLEQUIN, SILVIA, FLAMINU, TRIVELIN · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, SILVIA, FLAMINU, TRIVELIN

TRIVELIN, à SilvIa,

Je suis au désespoir de vous interrompre; mais votre mère vient d'arriver, mademoiselle Silvia, et elle demande instamment à vous parler.

SILVIA, à Arlequin,

Arlequin, ne me quittez pas; je n'ai rien de secret pour vous.

ARLEQUIN, la prenant $out le brai.

Marchons, ma petite.

PLAMINIA.

Ne craignez rien, mes enfants. Allez toute seule trouver votre mère, ma chère Silvia; cela sera plus séant. Vous êtes libres de vous voir autant qu'il vous plaira; c'est moi qui vous en assure. Vous savez bien que je ne voudrais pas vous tromper.

ARLBQUIM.

Oh! non; vous êtes de notre parti, vous.

SILVU.

Adieu donc, mon fils; je vous rejoindrai bientôt.

{Elle iort,) ARLEQUIN, à Fiamlma,

Notre amie, pendant qu'elle sera là, restez avec moi, pour empêcher que je ne m'ennuie. H n*y a ici que votre compagnie que je puisse endurer.

FLAMINU..

Mon cher Arlequin, la vôtre me fait bien du plaisir aussi; mais j'ai peur qu'on ne s'aperçoive de l'amitié que j'ai pour vous.

TRIVELIN

Seigneur Arlequin, le dtner est prêt.

ARLEQUIN

Je n'ai point de faim.

FLAMINU.

Je veux que vous mangiez; vous en avez besoin.

ARLEQUIN

Croyez-vous?

FLAMINU.

Je ne bonne?

ARLEQUIN

saurais. {A Tnvelin,) La soupe est-elle

TRIVEUN.

Exquise.

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