LA DOUBLE INCONSTANCE, ACTE III, SCÈNE X
LE PRixce.
Oui, Silvia; je vous ai jusqu'ici caché mon rang pour essayer de ne devoir votre tendresse qu'à la mienne; je ne voulais rien perdre du plaisir qu'elle pouvait me faire. A présent que vous me connaissez, vous êtes libre d'accepter ma main et mon cœur, ou de refuser l'un et l'autre. Parlez, Silvia.
SILVIA
Ah! mon cher prince, j'allais faire un beau serment! Si vous avez cherché le plaisir d'être aimé de moi, vous avez bien trouvé ce que vous cherchiez; vous savez que je dis la vérité, voilà ce qui m'en platt.
LE PRINCE
Notre union est donc assurée.