‹ Œuvres de Marivaux: théâtre completChapitre 880 sur 1238 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

PHOCION, HERMIDAS.

PHOCION

Viens que je te parle, Gorine. Tout me répond d'un succès infaillible. Je n'ai plus qu'un léger entretien à avoir avec Agis; il le désire autant que moi. Croirais-tu pourtant que nous n'avons pu y parvenir ni l'un ni l'autre? Hermocrate et sa sœur m'ont obsédée tour à tour; ils doivent tous deux m'épouser en secret; je ne sais combien de mesures sont prises pour ces mariages imaginaires. Non, on ne saurait croire combien l'amour égare ces tètes qu'on appelle sages; et il a fallu tout écouter, parce que je n'ai pas encore terminé avec Agis. Il m'aime tendrement comme Aspasie; pourrait-il me haïr comme Léonide?

HERMIDAS.

Non, madame; achevez. La princesse Léonide, après tout ce qu'elle a fait, doit lui paraître encore plus aimable qu'Aspasie.

PHOCION

Je pense comme toi ; mais sa famille a péri par la mienne.

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