MEI^CREDI DE LA 111* 5EJM[AINE
ii*est pat dWisé contre lui-même ; la charité ne détroit pas ce ^t h justice édifie : commencez par le deroir : tout oe que tous ne bâtirez pas sur ce fondement, ne sera qu'un amas de mines, d'ceavres loortes, de pailles destinées au feu* Dieu ne compte point des œuvres 4|tt'il ne nous demande point : la piété sin^re et véritable n'est que la fidélité aux obligations.de son état; quand ces devoirs seront remplis, faites-voQs-en , à la bonne heure, de surcroit; mais ne préférez pas l*accessoire au pripcipal , vos caprices à la loi de Dieu , et U perfection chimérique de la piété à la piété elle-même. On a beau dire : tel est le go&t bizarre de l'homme ; le joug, du . devoir -n'a rien qui jflatte l'orgueil ; c'est un joug forcé et étranger qu'on ne s'est pas imposé soi-même , qui n'offre que le devoir tout seul toujours triste .et dégQÙtant, et sous lequel Tamour-propre a de U peinea plier r mais les enivres de notre choix, nous nous y prêtons avec complaijsance ; c'est un joug de notre façon , qui ne uQns blesse jamais.; et ce qu'il pourroit avoir, de pénible, est toujours adouci , ou parle goût qui nous y porte, ou par le plaisir secret que Ton sent de l'aveirsoi^r même choisi.
Evitez donc également , M. F. , lea deux écueils mar<|ués dats ce .discours: en voilà le fruit. La vertu prudep te el: solide tient toujours un milieu, juste et équitable : c'est l'hqmeur toi|te seule, qui aime les extrémités. N'ajoutons rien du nôtre à la religion :. elle est pleine d'une raison sublime, pouvu que nous la. laissions telle qu'elle est; mais dès que nous voulons y mêler nps goûts et nos idées , ce n'est j>ltts , ou qii'une philosophie sèche et orgueilleuse, qui donne tout à }à raison, et qui ne fournit rien de tendre- pour le cœur^ ou qu'un jf^èle superstitiei^x et bi^riîe, que la saine raison niiéprise , et quels fpi désavoue et. condamne. Rendons par une. vie soutenue, et par l'équité de^toute^olre conduite, la vi^tu respectable à ceux inêmes qui jie l!aiment pas : montrons au monde, en mettant chaque chose à sa place dans nos actions , que la piété n'est pas une humeur o.u une faiblesse, mais la règle de tous les devoirs, l'ordre de la société, le .)K>n sens.de la raison , et la seule sagesse où l'hoinme doive aspirer aur la terre. Entrons dans l'élévation des maximes de la religion , et dans tonte la dignité de ses préceptes, et forçons les ennemis de la (vertu de cojivenirq9ela.pifété toute seule sait ennoblir le coeur , éleverjea sentimeos, former desames grandeji.etgénéreuses ; et <pie rien B'^si nji petit et-si^pi^^ly-qu'uneamequeles passions guident et dojn^nei^t. MçttoAs la v,e|:ttt en hoiipeur^en^lui laissant tout ce qu'elle ja de, divin e% d'aimaMe»? sa douceur, ;|on équité, sa noblesse, sa sagesse, son ég^lit^i son, d^sintéresaement , son élévation.: le monde lotit injuste qu'^i^ e^t , serçit bientôt jréço;icilié avec la piét^^ ai ooos en Af ions une fais^ép^ré ^<^sfoiblesses.. C'est ainsi que vo^s ferons Jbé|tii;fle.nQm dit Seigneur p^r ceux qui ne le connoissent pas, et que nous pourrons fOspéi^er de les voir i^^îoyr féunis ayeic nous dans la bien^ureuse immortalité.' Jinsi^ soit^-ii^