POUR LE JOUR DE L'EPIPHANIE
Yidimui stellam ejui in Oriente, et yenimos adorare eom.
Nous a¥ont vu son étoile en Orient , et nous sommes venus Vadomr, MATf b. a ; a .
.Lia vérité, cette lumière du ciel , figurée par l'étoile quiparoit anjburd'hui aux Mtfges , est la seule chose ici*bas , qui soit digne des soins et des recherches de Thomme/ £lle seule est la lumière de notre esprit , la règle de notre cœur, la source des vrais plaisirs, le fon^ dément de nos espérances , la consolation de nos craintes, l'adoucissement de nos maux , le remède de toutes nos peines : elle seule est la ressource de la bonne conscience , la terreur de la mauvaise , là peiue secrète du vice, la récompense intérieure de la vertu : elle seule immor* taiise ceux qui l'ont aimée, illustre les chaînes de ceux qui souffrent pour elle, attire des honneurs publics aux cendres de ses Martyrs et de ses défenseurs , et rend respectable l'abjection et la pauvreté de ceux qui ont tout quitté pour la suivre : enfin elle seule inspire des pensées magnanimes; forme des hommes héroïques, des âmes dont le monde n*est pas digne, des Sages seuls dignes de cenomt Tous nos soins devroieut donc se borner à la connoitre; tous nos talens, à la manifester; tout notre zèle, à la défendre; nous ne devrions donc chercher dans les hommes que la vérité, ne vouloir leur plaire que par la vérité , n'estimer en eux que la vérité, et ne soufifrir qu'ils voulussent nous plaire que par elle : en un mot, il semble donc qu'il dcvroit suffire qu'elle se montrât à nous, comme aujourd'hui aux B'Iages, pour se faire aimer ; et qu'elle nous montrât à nous-mêmes » pour nous apprendre à nous connoitre.
Cependant il est étonnant combien la même vérité montrée aux hommes faiten eux d'impressions différentes. Pour les uns , c'est une lumière qui les éclaire, qui les délivre, qui leur rend le devoir ai-» Xnable, en le leur montrant j aux autres, e'e^t une lonoière impor-