SUR L'ATTITUDE DU CLERGE
celui de déroger à la loi de la résidence propter aliquod munus et reipublicœ officium, c'est
encore et principalement dans le but de servir les intérêts de la religion et du clergé devant les pouvoirs publics. Cette cause qui m'est si chère, j'aurais aimé maintes fois pouvoir la plaider avec plus de succès ; mais du moins me rendrat-on ce témoignage que je n'aurai négligé aucun effort pour défendre, avec vos droits, la dignité et l'indépendance de votre ministère.
Je ne vous apprendrai rien, Messieurs, en vous disant qu'à l'heure présente, le clergé se trouve en face d'hostilités très vives. Soit pour semer des défiances dans l'esprit du peuple, soit pour trouver un prétexte à des rigueurs imméritées, l'on s'efforce de nous représenter comme en rébellion ouverte contre l'État. C'est là une pure calomnie. Le clergé de France est resté sous le régime actuel ce qu'il était sous le gouvernement de Juillet et sous l'Empire, respectueux de la loi civile, mais ne sacrifiant en rien ni sa conscience, ni ses droits. Voilà sa ligne de conduite au milieu des révolutions qu'a traversées ce pays, et il ne s'en départira jamais. De cette attitude que nous entendons garder, à