INJUSTES MENACES
souverainement des examens et, par suite, des programmes d'études, ce qui est capital en pareille matière. Jusqu'ici, malgré les raisons contraires de justice et d'équité, les deniers publics, fournis par tous les contribuables sans distinction, vont exclusivement aux établissements d'une certaine catégorie, sans que ni les communes, ni les départements, ni l'État luimême soient autorisés à en appliquer une portion quelconque à nos institutions libres. Dans de pareilles conditions, il semble qu'il ne devrait venir en idée à personne de vouloir apporter de nouvelles restrictions à une liberté déjà si étroite, et qui n'a, pour subsister, que ses propres ressources.
Mais, lorsqu'il s'agit d'une liberté, dans ce pays, surtout quand elle paraît favorable aux catholiques, il faut toujours y veiller de près et ne jamais se croire à l'abri de toute surprise. En pareil cas, le succès lui-même, le succès surtout, devient un motif d'inquiétude. Une institution libre réussit-elle, par la force de ses études, par le dévouement de ses maîtres et par la supériorité de sa discipline, à faire admettre dans nos grandes écoles un nombre considérable de can-