VÉNUS, PSICHÉ, LE DIEU DU FLEUVE
VÉNUS
Orgueilleuse Psiché, vous osez donc m'attendre, Après m'avoir , sur terre , enlevé mes honneurs ;
Après que vos traits suborneurs Ont reçu les encens qu'aux miens seuls on doit rendr
J'ai vu mes temples désertés ; J'ai vu tous les mortels , séduits par vos beautés , Idolâtrer en vous la beauté souveraine, Vous offrir des respects jusqu'alors inconnus ,
Et ne se mettre point en peine
S'il étoit une autre Vénus ;
Et je vous vois encor l'audace De n'en pas redouter les justes châtimens,
Et de me regarder en face , Comme si c'étoit peu que mes ressentimens.