‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 148 sur 433 · V.e INTERMEDE · texte numérisé non relu

V.e INTERMEDE

Et Vénus a repris sa douceur naturelle En faveur d'un fils si charmant ; Il va goûter en paix , après un long tourment , Une félicité qui doit être éternelle.

CHŒUR DES DIVINITES CELESTES

Célébrons ce grand jour, Célébrons tous une fête si belle ; Que nos chants en tous lieux en portent la nouvelle, Qu'ils fassent retentir le céleste séjour. Chantons , répétons tour-à-tour , Qu'il n'est point d'ame si cruelle , Qui , tôt ou tard , ne se rende à l'Amour.

Si quelquefois , Suivant nos douces lois , La raison se perd et s'oublie , Ce que le vin nous cause de folie ,

Commence et finit en un jour; Mais quand un cœur est enivré d'amour.

Souvent c'est pour toute la vie.

MOME

Je cherche à médire Sur la terre et dans les cieux ; Je soumets à ma satire

Les plus grands des Dieux.

Il n'est dans l'univers que l'Amour qui m'étonne , Il est le seul que j'épargne aujourd'hui ; Il n'appartient qu'à lui De n'épargner personne.

MARS

Mes plus fiers ennemis , vaincus ou pleins d'efTroï , On vu toujours ma valeur triomphante ; L'Amour est le seul qui se vante D'avoir pu triompher de moi.

CHŒUR DES DIVINITÉS CELESTES

Chantons les plaisirs charmans Des heureux amans ,

Que tout le ciel s'empresse

A leur faire sa cour.

Célébrons ce beau jour Par mille doux chants d'alégresse ;

Célébrons ce beau jour Par mille doux chants d'amour.

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