ACTE III. SCENE II. 35i
Que de la fièvre on prenne ici les intérêts ;
N'ayez aucun égard 3 moquez- vous des caquets. Faites-la sortir, quoi qu'on die , Quoi qu'on die , quoi qu'on die.
Ce quoiqu'on Rendit beaucoup plus qu'il ne semble.
Je ne sais pas , pour moi , si chacun me ressemble,
Mais j'entends là-dessous un million de mots.
BELIS E.
Il est vrai qu'il dit plus de choses qu'il n'est gros.
philaminte à Trissotin.
Mais, quand vous avez fait ce charmant quoi qu'on die, Avez-vous compris , vous , toute son énergie ? Songiez-vous bien vous-même à tout ce qu'il nous dit ; Et pensiez- vous alors y mettre tant d'esprit ?
TRISSOTIN
Hai, hai.
ARM AN DE
J'ai fort aussi l'ingrate dans la tête. Cette ingrate de fièvre , injuste , malhonnête , Qui traite mal les gens qui la logent chez eux.
PHILAMINTE
Enfin , les quatrains sont admirables tous deux. Venons-en promptementauxtiercets, je vous prie.
Ah! s'il vous plaît , encore une fois quoi qu'on die,
TRISSOTIN
Faites-la sortir , quoi qu'on die ,
PHILAMINTE, ARMANDE et BELISE.
Quoi qu'on die !
TR IS S OTI N.
De votre riche appartement.
PHILAMINTE, ARMANDE et BELISE.
Riche appartement !
TRISSOTIN
Où cette ingrate insolemment
PHILAMINTE , ARMANDE et BELISE.
Cette ingrate de fièvre !
TRISSOTIN
Attaque votre belle vie.
Votre belle vie !
ARMANDE et BELISE.
Ah!
TRISSOTIN
Quoi , sans respecter votre rang , Elle se prend à votre sang ,
PHILAMINTE , ARMANDE et BELISE.
Ah!
TRISSOTIN
Et nuit et jour vous fait outrage l