SCENE I
\^Juaxz> sur une personne on prétend se régler , C'est par ses beaux côtes qu'il faut lui ressembler.
Molière pensoit toujours juste , disoit Despréaux , mais il avoit quelquefois moins de justesse de 6tyle , parce que sa facilité naturelle de travail , la nécessité de pourvoir aux besoins d'une troupe dont il étoit le père , l'obligation de satisfaire trop souvent aux ordres de la cour , l'avoient habitué à ne point revenir sur ses pas. C'est ainsi qu'il s'étoit permis , dans cette scène , deux vers que Despréaux lui corrigea sur-le-champ , et dont il adopta la correction. Voici la manière dont il les avoit faits :
Quand sur une personne on prétend s'ajuster , C'est par les beaux côtés qu'il la faut imiter.
Le changement que Despréaux y fit est bien peu considérable , et presque tous ceux dont le style dô Molière auroit besoin, se feroient aussi aisément.