‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 313 sur 433 · C H OE U R · texte numérisé non relu

C H OE U R

Formons , entre nous , Cent combats plus doux , Pour chanter sa gloire.

FLORE

Mon jeune amant , dans ce bois, Des présens de mon empire , Prépare un prix à la voix Qui saura le mieux nous dire Les vertus et les exploits Du plus auguste des rois,

CLIMÈNE

Si Tircis a l'avantage ,

DAPHNÉ

Si Dorilas est vainqueur,

CLIMÈNE

A le chérir je m'engage.

DAPHNÉ

Je me donne à son ardeur.

TIRCIS

O trop chère espérance !

DORILAS

O mot plein de douceur î

TIRCIS et DORILAS.

Plus beau sujet , plus belle récompense Peuvent-ils animer un cœur ?

(Tandis que les violons jouent un air pour animer les deux Bergers au combat , Flore , comme juge , va se placer au pied d'un arbre qui est au milieu du théâtre ; les deux troupes de Bergers et de Bergères se placent chacune du côté de leur chef.

T1RCIS.

Quand la neige fondue enfle un torrent fameux > Contre l'effort soudain de ses flots éeumeux Il n'est rien d'assez solide,* Digues , châteaux , villes et bois , Hommes et troupeaux à la fois , Tout cède au courant qui le guide :

Tel , et plus fier et plus rapide , Marche LOUIS dans ses exploits.

TROISIÈME ENTKÉE DE BALLET

Les Bergers et les Bergères de la suite de Tireis dansent autour de lui 3 pour exprimer leurs applaudissemens.

DORILAS

Le foudre menaçant qui perce avec fureur L'affreuse obscurité de la nue enflammée, v Fait, d'épouvante et d'horreur, Trembler le plus ferme cœur ; Mais , à h* tête d'une armée , LOUIS jette plus de terreur.

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