C H OE U R
Formons , entre nous , Cent combats plus doux , Pour chanter sa gloire.
FLORE
Mon jeune amant , dans ce bois, Des présens de mon empire , Prépare un prix à la voix Qui saura le mieux nous dire Les vertus et les exploits Du plus auguste des rois,
CLIMÈNE
Si Tircis a l'avantage ,
DAPHNÉ
Si Dorilas est vainqueur,
CLIMÈNE
A le chérir je m'engage.
DAPHNÉ
Je me donne à son ardeur.
TIRCIS
O trop chère espérance !
DORILAS
O mot plein de douceur î
TIRCIS et DORILAS.
Plus beau sujet , plus belle récompense Peuvent-ils animer un cœur ?
(Tandis que les violons jouent un air pour animer les deux Bergers au combat , Flore , comme juge , va se placer au pied d'un arbre qui est au milieu du théâtre ; les deux troupes de Bergers et de Bergères se placent chacune du côté de leur chef.
T1RCIS.
Quand la neige fondue enfle un torrent fameux > Contre l'effort soudain de ses flots éeumeux Il n'est rien d'assez solide,* Digues , châteaux , villes et bois , Hommes et troupeaux à la fois , Tout cède au courant qui le guide :
Tel , et plus fier et plus rapide , Marche LOUIS dans ses exploits.
TROISIÈME ENTKÉE DE BALLET
Les Bergers et les Bergères de la suite de Tireis dansent autour de lui 3 pour exprimer leurs applaudissemens.
DORILAS
Le foudre menaçant qui perce avec fureur L'affreuse obscurité de la nue enflammée, v Fait, d'épouvante et d'horreur, Trembler le plus ferme cœur ; Mais , à h* tête d'une armée , LOUIS jette plus de terreur.