‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 318 sur 433 · AUTRE PROLOGUE · texte numérisé non relu

AUTRE PROLOGUE

UNE BERGÈRE chantante.

V otre plus haut savoir n'est que pure chimère,

Vains et peu sages médecins ; Vous ne pouvez guérir , par vos grands mots latins.,

La douleur qui me désespère.

Votre plus haut savoir n'est que pure chimère»

Hélas t hélas ! je n'ose découvrir Mon amoureux martyre Au berger pour qui je soupire , Et qui seul peut me secourir.

Ne prétendez pas le finir , Ignorans médecins ; vous ne sauriez le faire, Votre plus haut savoir n'est que pure chimère.

Ces remèdes peu sûrs , dont le simple vulgaire Croit que vous connoissez l'admirable vertu, Pour les maux que je sens n'ont rien de salutaire; Et tout votre caquet ne peut être reçu

Que d'un malade imaginaire ; Votre plus haut savoir n'est que pure chimère.

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