AUTRE PROLOGUE
UNE BERGÈRE chantante.
V otre plus haut savoir n'est que pure chimère,
Vains et peu sages médecins ; Vous ne pouvez guérir , par vos grands mots latins.,
La douleur qui me désespère.
Votre plus haut savoir n'est que pure chimère»
Hélas t hélas ! je n'ose découvrir Mon amoureux martyre Au berger pour qui je soupire , Et qui seul peut me secourir.
Ne prétendez pas le finir , Ignorans médecins ; vous ne sauriez le faire, Votre plus haut savoir n'est que pure chimère.
Ces remèdes peu sûrs , dont le simple vulgaire Croit que vous connoissez l'admirable vertu, Pour les maux que je sens n'ont rien de salutaire; Et tout votre caquet ne peut être reçu
Que d'un malade imaginaire ; Votre plus haut savoir n'est que pure chimère.