‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 377 sur 433 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

BERALDE, ARGAN.

BERALDE.

Hé bien , mon frère ! qu'est - ce ? Comment vous portez-vous ?

ARGAN

Ah ! mon frère , fort mal !

BERALDE.

Comment ! fort mal ?

ARGAN

Oui. Je suis dans une foiblesse si grande , que cela n'est pas croyable.

BERALDE.

Voilà qui est fâcheux.

ARGAN

Je n'ai pas seulement la force de pouvoir parler.

6oB LE MALADE IMAGINAIRE.

BERALDE.

J'étois venu ici , mon frère , vous proposer un parti pour ma nièce Angélique.

ARGAN parlant avec emportement , et se levant de sa chaise.

Mon frère , ne me parlez point de cette coquinelà. C'est une friponne, une impertinente , une effrontée , que je mettrai dans un couvent avant qu'il soit deux jours.

BE RALDE

Ah , voilà qui est bien ! Je suis bien-aise que la force vous revienne un peu , et que ma \isite vous fasse du bien. Oh çà, nous parlerons d'affaires tantôt. Je vous amène ici un divertissement que j'ai rencontré , qui dissipera votre chagrin , et vous rendra l'ame mieux disposée aux choses que nous avons à dire. Ce sont des Egyptiens vêtus en Maures , qui font des danses mêlées de chansons , où je suis sûr que vous prendrez plaisir ; et cela vaudra bien mie ordonnance de Monsieur Purgon. Allons.

FIN DU SECOND ACTE

SECOND INTERMEDE. 609

SECOND INTERMÈDE

UNE ÉGYPTIENNE chantante, UN ÉGYPTIEN chantant, ÉGYPTIENS et ÉGYPTIENNES dansans , vêtus en Maures et portant des singes.

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