ACTE III. SCENE XIV
A RG A N.
Oui ; mais j'ai besoin de mon bras.
TO I N ET TE
Vous avez-là aussi un œil droit que je me ierois crever, si j'étois en votre place.
ARGAN
Crever un oeil ?
TOIN ET TE.
Ne voyez-vous pas quïl incommode l'autre , et lui dérobe sa nourriture ? Croyez-moi , faitesvous le crever au plutôt : vous en verrez plus clair de l'œil gauche.
ARGAN. '
Cela n'est pas pressé.
TOINETT E.
Adieu. Je suis fâché de vous quitter si-tôt; mais il faut que je me trouve à une grande consultation qui doit se faire pour un homme qui mourut hier.
ARGAN
Pour un homme qui mourut hier ?
TOIN E TTE.
Oui : pour aviser et voir ce qu'il auroit fallu lui faire pour le guérir. Jusqu'au revoir.
Vous savez que les malades ne reconduisent point.