‹ Œuvres de Molière. Avec des remarques grammaticales, des avertissemens et des observations sur chaque pièceChapitre 57 sur 433 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ZERBINETTE, SILVESTRE.

SILVESTRE

Où est-ce donc que vous vous échappez ? Savez-vous bien que vous venez de parler-là au père de votre amant ?

ZERBINETTE.

Je viens de m'en douter , et je me suis adressée à lui-même , sans y penser , pour lui conter son histoire.

SILVESTRE

Comment , son histoire ?

ZERBINETTE.

Qui. J'étois toute remplie du conte, et je bru-

I io LES FOURBERIES DE SCAPIN.

lois de le redire. Mais qu'importe ? Tant pis pour lui. Je ne vois pas que les choses , pour nous , en puissent être ni pis ni mieux.

SILVESTRE

Vous aviez grande envie de babiller ; et c'est avoir bien de la langue, que de ne pouvoir se taire de ses propres afîaires !

ZERBINETTE.

N'auroit-il pas appris cela de quelque autre ?

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