ACTE III. SCENE XL
HIACINTE montrant Zerblnette.
Ah ! mon père, js vous demande , par grâce, que je ne sois point séparée de l'aimable personne que vous voyez. Elle a un mérite qui vous fera concevoir de l'estime pour elle , quand il sera connu de vous.
GÉRONTE
Tu veux que je tienne chez moi une personne qui est aimée de ton frère , et qui m'a dit tantôt au nez mille sottises de moi-même ?
ZERBINETTE.
Monsieur, je vous prie de m'excuser. Je n'aurois pas parlé de la sorte , si j'avois su que c'était vous, et je ne vous connoissois que de réputation.
GÉRONTE
Comment , que de réputation ?
HIACINTE.
Mon père , la passion que mon frère a pour elle, n'a rien de criminel , et je réponds de sa vertu.
GÉRONTE
Voilà qui est fort bien. Ne voudroit-on point que je mariasse mon fils avec elle, une fille inconnue , qui fait le métier de coureuse ?