A G L A U RE
Toutes les Dames , d'une voix , Trouvent ses attraits peu de chose ; Et, du nombre d'amans qu'elle tient sous sesloix, Ma sœur , j'ai découvert la cause.
c ID IPP e.
Pour moi , je la devine ; et l'on doit présumer Qu'il faut que là dessous soit caché du mystère.
Ce secret de tout enflammer N'est point de la nature un effet ordinaire ; L'art de la Thessalie entre dans cette affaire ; Et quelque main a su, sans doute, lui former
Un charme pour se faire aimer.
Sur un plus fort appui ma croyance se fonde ; Et le charme qu'elle a pour attirer les cœurs ,
C'est un air en tout tems désarmé de rigueurs , Djs regards caressans que la houehe seconde. Un souris chargé de douceurs , Qui tend les hras à tout le monde y Et ne vous promet que faveurs.
Notre gloire n'est plus aujourd'hui conservée ; Et Ton n'est plus au tems de ces nobles fiertés , Qui, par un digne essai d'illustres cruautés , Voulaient voir d'un amant la constance éprouvée. De tout ce noble orgueil, qui nous séioit si bien, On est bien descendu dans le siècle où nous sommes ;. Et l'on en est réduite à n'espérer plus rien, A moins que Ton se jette à la tête des hommes.
grippe.
Oui , voilà le secret de l'affaire ; et je voi
Que vous le prenez mieux que moi.
C'est pour nous attacher à trop de bienséance, Qu'aucun aman*, ma sœur, à nous ne veut venir;
Et nous voulons trop soutenir L'honneur de notre sexe et de noire naissance. Les hommes maintenant aiment ce qui leur rit, L'espoir, plus que l'amour, est ce qui les attire; Et c'est par là que Psiché nous ravit Tous les amans qu'on voit sous son empire. Suivons,suivons l'exemple,ajustonsnous autems» Abaissons nous ,ma sœur, à faire des avances ; Et ne ménageons plus de tristes bienséances , Quinous ôfcent les truitadu plus beau de nos, ans*