‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 112 sur 310 · SCENE XVL · texte numérisé non relu

SCENE XVL

ALCIDAS.

Avec votre permission donc... (Alcidas lai donnt encore des coiipf de bÂton. ) ^

SGANARELLE

Ah^ah^ah!

ALGIDÀS.

Monsieur , j'ai tou& les regrets du monde d'être obligé d'en user ainsi avec vous ; mais je ne cesserai point , s'il vous plaît y que vous n'ayez promis de vous battre , ou d'épouser ma sœur j(Al€ida8 lè^e u bâtcm*)

SGABTARELLE.

£h bien ! j'épouserai , j'épouserai. ^

ALCIDAS.

Ah , monsieur! je suis ravi que vous vous mettiez à la raison , et que les choses se passent doucement ; car enfin , vous êtes l'homme du monde que j'estime le plus, je vous jure; et j'aurois été au désespoir que vous m'eussiez contraint à vous maltraiter. J0 vais appeler mon père , pour lui dire que tout est '

d'accord, (n va frapper à la porte d^Alcantor.)

' SCÈNE xvir.

ALCANTOR, DORIMÈNE, ALCIDAS,

SGANARELLE

AtClDAiS.

Moif père , voilà monsieur qui est ton t-à* fait raisonnable. 11 a voulu faire les choses deibonne grâce , et vous pouvez lui donner ma sœur.

ijo LE MARIASSE FORCÉ.

ALGANTOR.

Monsieur, voilà sa main ; vous n^avez qu'à donner la vôtre. Loué soit le ^iel! m'en voilà déchargé **, et c'est vous désormais que regarde le soin de sa conduite. Allons nous réjouir, et célébrer cet heureux mariage.

iÇirr DU MARIAGE FORCE.

La coihëdie du Mariage forcé parut pour la première fois au Louvre , le 29 janvier 1 664 , en trois actes , avec des récits de musique et des entrées de ballet , sous le titre.de Ballet du roi. Le roi y dansoit une entrée.

Quand l'auteur fit représenter cette comédie sur le théâtre du Palais -Royal, au mois de novembre de la même année , il supprima les récils et les entrées de ballet, et réduisit sa pièce en un acte, en y faisant quelques changemens.

Le plus considérable est la scène entre Ly caste et Dorimène, scène ^ajoutée pour suppléer à celle du magicien chantant, et à l'entrée des démons, qui déterminoient Sganarelle à rompre son mariage. Dans le ballet qui fut imprimé dans le temps (in-4°> par Robert Ballard), il ne nous reste des demandes de Sganarelle au magicien, que ce qu'on appelle , en termes de théâtre , les, répliques; on a ajouté deux ou trois mots pour y donner un sens.

En faisant imprimer les récits , les entrées de ballet, et la distribution des scènes de la comédie du Mariage forcé j en trois actes , on a supprimé les argumens de la comédie et des scènes , comme étant inutiles , peu e!xacts , et assez mal faits. , .

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