ACTE I, SCENE IL aj
EU Eli. LE.
Tu parloîs d'exercice pénible.
MÔROK.
Ah! oui. Succombant donc à ce travail horrible; Car en chasseur fameux j'étois enharxiacfaë, Et dès le point du jour je m'étois découche ; Je me suis écarté de tous en galant homme , Et trouvant un lieu propre à dormir d^un bon somme , Tessayois ma posture, etm'ajustant bientôt, Prenois déjà mon ton pour ronfler comme il faut ; Lorsqu'un murmure affreux m'a fait lever la vue , Et j'ai, d'un vieux buisson de la forêt touffue, Vu sortir un sanglier d'une énorme grandeur Pour....
EURIALC.
Qu'est-ce ?
MORON
Ce n'est rien. N'ayez point de frayeur; Mais laissez-moi passer entre vous deux, pour cause; Je serai mieux en main pour vous conter la chose* Tai donc vu ce sanglier qui , par nos gens chassé , Avoit , d'un air affreux , tout son. poil hérissé ; Ses deux yeux flamboyans ne lançoient que menace. Et sa gueule faisoit une laide grims^ce, Qui, parmi de l'écume, à qui l'osoit presser Montrôit de certains crocs.... Je vous laisse à penser« A ce terrible aspect j'ai ramassé mes armes; Mais le faux animal, sans en prendre d'alarmes ^ Est venu droit à moi, qui ne lui disois mot.
a4 . LA PRINCESSE O'ÉLIDE,