‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 18 sur 310 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

MORON, seaL

Pour moi, je reste ici, et j'ai une petite conversation à faire avec ces arbres et ces roehers.

Bois , prés , fontaines , fleurs , qui voyez mon teint blême , Si vous ne le savez, je vous apprends que j'aime.

Philis est l'objet charmant

Qui tient mon cœur à l'attache ,

Et je devins son amant

La voyant traire une vache.

Ses doigts tout pleins de lait, et plus blancs mille fois, Pressaient les bouts du pis, d'une grâce admirable.

Ouf! cette idée est capable

De me réduire aux abois.

Ah, Philis, Philis, Philis!

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