LE SPECTRE
Don Juan n'<i plus qu'un moment à pouvoir profiter de la miséricorde du ciel ; et , s'il ne se repent ici j sa perte est résolue.
SGANARELLE
Entendez-vous , monsieur ?
B* JUAir.
Qui ose tenir ces paroles ? Je crois connoître cette voix.
SGAVAAELLE.-
Ah , monsieur! c'est un spectre, je le reconnois au marcher.
D. JUAlf.
Spectre, fantôme, ou diable, je veux voir ce que c'est.
( Le spectre change de figarci et représente le Temps avec sa faux 4 la
main. )
SGANARELLE
O ciel ! voyez-vous , monsieur, ce changement de figure ?
D. JUAN
Non , non , rien n'est capable de m'imprîmer de la terreur; et je veux éprouver, avec mon épée, si c'est un corps ou un esprit.
(Le spectre s^envole dans le temps que don Jaan Tent le frapper.)
SGANARELLE
Ah, monsieur! rendez- vous à tant de preuves, et jetez-vous vite dans le repentir.
D. JUAN
Non, non, il ne sera pas dit, quoi qu'il arrive, que je sois capable de me repentir. Allons, suis-moi.