‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 255 sur 310 · ACTE'II, SCÈNE V. 4o · texte numérisé non relu

ACTE'II, SCÈNE V. 4o

La maigre a de la taille et de la liberté ; La grasse est, dans son port, pleine de majesté; La malpropre sur soi y de peu d'attraits chargée , Est mise sous le nom de beauté négligée ; La géante paroit une déesse aux yeux ; La naine , un abrégé des merveilles des cieux ; L'orgueilleuse a le cœur digne d'une couronne ; La fourbe a de l'esprit; la sotte. est toute bonne; La trop grande parleuse est d'agréable humeur, Et la muette garde une honnête pudeur.

C'est ainsi qu'un amant, dont l'amour est extrême, Aime jusqu'aux dé&uts des personnes qu'il aime.

Et moi, je soutiens, moi....

CiLIMÈKX.

Brisons là ce discours , Et dans la galerie allons £aûre deux tours. Quoi! vous vous en allez, messieurs?

CLITAXrnRE ft AGA8TE.

Non pas , madame.

ALGEST'E.

La peur de leur départ occupe fort votre âme. Sortez quand vous voudrez, messieurs; mais j'avertis Que je ne sors qu'après que vous serez sortis.

A CASTE

A moins de voir madame en être importunée.

Rien ne. m'appelle ailleurs de toute la journée.

CLITANDRE

Moi , pourvu que je puisse être au petit couché , Je n'ai point d'autre affaire où je sois attaché.

4o4 LE MISANTHROPE,

G^LIMÈNE, àÀlcetU.

C'est pour rire, je crois.

ALCESTE

Non , en aucune sorte.

Nous verrons si c'est moi que vous voudrez qui sorte.

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