‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 257 sur 310 · LE GARDE · texte numérisé non relu

LE GARDE

Vous-même.

ALCESTE

Et pourquoi faire ?

PHILinrTB, àAlceste.

C'est d'Oronte et de vous la ridîaule afiTaire.

GÉLIMiNE, àPUlinte.

Comment?

PHILINTE

Oronte et lui se sont tantôt bravés Sur certains petits vers, qu'il n'a pas approuvés; Et l'on veut assoupir la chose en sa naissance.

ALCESTE

Moi, je n'aurai jamais de lâche complaisance.

PHILINTE

Mais il faut suivre l'ordre : allons , disposez-vous.

ALCESTE

Quel accommodement veut-on faire entre nous?

La voix de ces messieurs me condamnera-t-elle A trouver bons les vers qui font notre querelle?

4o6 LEMISANTÉROPE,

Je ne me dédis point de ce que j'en ai dit , Je les tronve méchant

PHILIKTE.

Mais , d'un plus doux esprit....

ALCESTE

Je n'en démordrai point ; les vers sont exécrables. .

PHILINtE.

Vous devez faire voir des sentlmens traitables. Allons y venez.

ALCESTE

J'irai ; mais rien n'aura pouvoir De me faire dédire.

PHILINTE

Allons vous &ire voir.

ALCESTE

Hors qu'un commandement exprès du roi me vienne, De trouver bons les vers dont on se met en peine , Je soutiendrai toujours, morbleu, qu'ils sont mauvais, Et qu'un homme est pendable après les avoir faits.

( à Clitandne et Acastt qni rient. }

Par la sanbleu! messieurs, je ne croyois pas être Si plaisant que je suis.

Allez vite paroître Où vous devez.

J'y vais, madame; et, sur mes pas, Je reviens en ce lieu poMr vider nos débats.

Flir DU SEGOirD ACTE.

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