‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 27 sur 310 · ACTE II, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV

veux en user avec toi en père qui chérit sa fille. Si tu trouves où attacher tes vœux , ton choix sera le mien, et je ne considérerai ni intérêt d'état, ni avantages d'alliance; si ton cœur demeure insensible , je n'entreprendrai point de le forcer : mais au moins sois complaisante aux civilités qu'on te rend , et ne m'oblige point à faire les excuses de ta froideur. Traite ces princes avec l'estime que tu leur dois , reçois avec reconnoissance les témoignages de leur zèle , et viens voir cette course où leur adresse va paroître.

THÉOCLE, à la Princesse.

Tout le monde va faire des efforts pour remporter le prix de cette course; mais, à vous dire vrai, j'ai peu d'ardeur pour la victoire, puisque ce n'est pas votre cœur qu'on y doit disputer.

ARISTOMEXri:.

Pour moi, madame, vous êtes le seul prix que je me propose partout. C'est vous que je crois disputer dans ces combats d'adresse, et je n'aspire maintenant à remporter l'honneur de cette course, que pour obtenir un degré de gloire qui m'approche de votre cœur.

EURIA.LE.

Pour moi , madame , je n'y vais point du tout avec cette pensée. Comme j'ai fait toute ma vie profession de ne rien aimer, tous les soins que je prends ne vont point où tendent les autres. Je n'ai auctSne prétention sur vôtre cœur; et le seul honneur de la course est tout l'avantage où j'aspire.

4a LA PRINCESSE D ÉLIDE,

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