ACTE IV, SCENE IL
Une coupable aimée est bientôt innocente; Tout le mal qu'on lui veut se dissipe aisément, Et l'on sait ce que c'est qu'un courroux ^'un amant.
ALCESTE
Non , non, madame, non. L'offense est trop mortelle, Il n'est point de retour, et je romps avec elle; Rien ne sauroit changer le dessein que j'en fais. Et je mepunirois de l'estimer jamais.
La voici. Mon courroux redouble à cette approche. Je vais de sa noirceur lui faire un vif reproche. Pleinement la confondre, et vous porter après Un cœur tout dégagé de ses trompeurs attraits.