ÉLIANTE, PHILINTE,* CÉLIMÈNE, ORONTE
ALCËSTE.
CéLlMÈlCE.
j£ me vois, ma côtisine, ici pemcutée Par des gens dont Thumeur y paroît concertée. Ils veulent l'un et Tautre, avec même èhaleur, Que je prononce enlr'eux le choix que feît mon cœur; Et que, ptLT un arrêt qu*en face il me faut rendre. Je défende à l'un d'eux tousles soins qu'il peutprendre. Dites-moi si jamais ùela se fait ainsi ?
N'allez point là-dessus me consulter ici.
Peut-êti*c y pourriez-^vous* être mal adressée",
448 LE MISANTHllOPE,
Et je suis pour les gens qui disent 4eur pensée.
OROITTE. • •
Madame, c'est en vain que vous vous défendez.
ALCESTE
Tous vos détours idi seront mal secondés.
OROITTE. '
Il faut, il faut parler, et lâcher la balance.
ALCESTE
Il ne faut que poursuivre à garder le silence.
ÔRONTE.
Je ne veux qu^un seul mot pour finir nos débats.
ALCESTE
Et moi, je vous entends, si vous ne parlez pas.