‹ œuvres de moliere, avec des remarques grammaticales, des avertissemens, et des observatioonsChapitre 49 sur 310 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LA PRINCESSE, MORON

MORON

Mais, madame, s'il vous aimoit, vous n'en voudriez point , et cependant vous ne voulez pas qu'il soit à une autre. C'est faire justement. comme le chien du jardinier.

Non, je ne puis souffrir qu'it soit heureux avec une autl'e ; et , si la chose étoit , je crois que j'e*i mourrois de déplaisir.

MORON

Ma foi , madame, avpuons la dette. Vous voudriez qu'il fût à vous; et, dans toutes^vos actions , il est aisé de voir que vous aimez un peu ce jeune prince.

Moi , je Taime? O ciel ! je l'aime? Avez-vous l'in" solence de prononcer ces paroles? Sortez de ma vue, impudent , et ne vous présentez jamais devant moi.

MORON

Madame....

Retirez-vous d'ici , vous dis-jé, ou je vous en ferai retirer d'une autre manière.

MORON, bas, à part.

Ma foi , son cœur en a sa provision, et...

( Il rencontre an regard de la Princesse, qoi Toblige à se retirer. )

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