‹ Œuvres de Montesquieu (volume 3)Chapitre 155 sur 168 · NARSIT A USBEK · texte numérisé non relu

NARSIT A USBEK

A Paris.

Le grand eunuque vient de mourir, magnifique seigneur : comme je suis le plus vieux de tes esclaves , j'ai pris sa place jusqu'à ce que tu aies fait connoître sur qui tu veux jeter les yeux.

Deux jours après sa mort on m'apporta une de tes lettres qui lui étoit adressée : je me suis bien gardé de l'ouvrir; je l'ai enveloppée avec respect , et je l'ai serrée jusqu'à ce que tu m'aies fait connoître tes sacrées volontés.

Hier un esclave vint au milieu de la nuit me dire qu'il avoit trouvé un jeune homme dans le sérail : je me levai , j'examinai la chose, et je trouvai que c'étoit une vision.

Je te baise les pieds , sublime seigneur; et je te prie de compter sur mon zèle, mon expérience et ma vieillesse.

Dq sérail d'Ispaban, le 5 de la lune de Gemmadi, i, 17 18,

LETTHES PERSANES. 3()f

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