LIV. tXVlII, CHAP. VII
les domaines qu^ils possédoieat dans la-^jrauie méridionale. Ces pays, éloignés du centre de la monarchie ^ irivoient dans une grande indépendance (1). On Yoit, par Thistoire de Yamba, qai monta sur le trdne en 672, que les naturels du pays avoient pris le dessus (2) : ainsi la loi romaine y ayoit plus d^autorité , et la loi gothe y en ayoit moins. Les lois espagnoles ne convenoieni ni à leurs manières, ni à leur situation actuelle. Peut-être même que le peuple s^obslina à la loi romaine, parce qu^il y attacha Tidée de sa liberté. U y a plus : les lois de Chaindasuinde et de Recessuinde contenoient des dispositions efiroyables contre les Juifs : mais ces Juifs étoient puissans dans la Gaule méridionale. L'auteur de rhistoire du roi Yamba appelle ce^ provinces le prostibule des Juifs. Lorsque les Sarrasins vinrent dans ces provinces, ils y avoient été appelés : or, qui put les y avoir appelés , que les Juifs
(1) Voyez dans Gasfiodore les condeacendaocei qoe Théodoric, roi des Ostrogoths , prince le plus accrédité de son temps , eot pour eUes. ( LtT. IV , lett. ziz et xsfi.)
(a) La révolte de ces proTioces fut une défection générale , comme il parolt par le jugement qui est à la suite de Pbistoire. Paulns et êtB adhérens étoient Romains; ib furent même faTorisés par les évéques. Vamba n'osa pas faire mourir les sédittenz qu'il avoit ▼aincrus. L'auteur de l'histoire appelle la Gaule narbonnaise la nourrice de la perfidie.