CHAPITRE XXXI
Continuation du même sujet*
Le vilain ne pouvoit pas fausser la cour de son seigneur : nous Tapprenons de Dëfontaines (i); et cela est confirme par les Établissemens (2). « Aussi, dit encore Dëfontaines (3)^ »n'y a-t-il, entre toi seigneur et ton yilain, » autre juge fors dieu. »
CVtoit Pusage du combat judiciaire qui aroit exclu les vilains de pouvoir fatussèr la cour de leur seigneur ; et cela est si vrai que les vilains qui, par chartre ou par usage (4), avoient droit de combattre , avoient aussi droit de fausser la cotir de leur seigneur, quand même les hommes qui avoient juge auroient ëtë chevaliers (5) ; et
(1) Ghap xzi, art. ai et aa.
(a) LW. I , chap. gzuyi/ (5) Ghap. Il , art. 8.
(4) Défontaines, chap. zzii, arL 7. Cet article et le ai* da chapitre zzii du même auteur ont été jusqu'ici très-mal expliqués. Déibntaioes ne met point en opposition le jugement du seigneur avec celui du chevalier, puisque c'étoit le même; mais il oppose le Tilain ordinaire k celtai qui aToit le privilège de combattre.
(5) Les chevaliers peuvent toujours être du nombre des juges. Défontaines , chap. zxi . art. ^S,