‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 289 sur 341 · LIV. XXX, CHAP. IV · texte numérisé non relu

LIV. XXX, CHAP. IV

» doient la confiance publique , et on les regar- » doit comme des dëserteurs et dés traîtres. »

Ce que dit ici Cësar , et ce que nous avons dit dans le chapitre prëcëdent , après Tacite , est le germe de Thistoire de la première race.

Il ne faut pas être ëtonné que les rois aient toujours eu à chaque expédition de nouvelles armées à refaire , d^autres troupes à persuader , de nouvelles gens à engager ; quMl ait fallu , pour acquérir beaucoup, qu^ils répandissent beaucoup ; qu^ils acquissent sans cesse par le partage des terres et des dépouilles , et qu^ils donnassent sans cesse ces terres et ces dépouilles; que leur domaine grossît continuellement, et qu'il diminuât sans cesse ; qu'un père qui donnoit à un de ses enfans un royaume y joignît toujours un trésor (i) ; que le trésor du roi fut regardé comme nécessaire à la monarchie ; et qu'un roi ne pût , même pour la dot de sa fille , en faire part aux étrangers sans le consentement des autres rois (â). La monarchie avbit son allure par des ressorts qu'il falloit toujours remonter.

' (i ) Voyez la Vie de Dagobert.

(a) Voyez Grégoire de Toiin , Ut. VI , sor le mariage de la fille de Ghilpéric. Ghildebert loi envoie des ambassadeon poor loi dire qo'il n'ait point à donner des Tillei du royaume de son père à sa fille, ni de ses trésors, ni des serfs, ni des chefaox, ni des caTaliers, ni des attelages de bœoft, etc.

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