‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 38 sur 341 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Continuation du même sujet.

En Angleterre, les fiUes abusent souvent de la loi pour se marier à leur fantaisie , sans consulter leurs parens. Je ne sais pas si cet usage n^ pourroil pas être plus tolërë qu'ailleurs, par la raison que les lois n'y ayant point établi un célibat monastique, les filles n'y ont d'état à prendre que celui du mariage , et ne peuvent s'y refuser. En France , au contraire , où le mona^ chisme est établi, les filles ont toujours la ressomxre du célibat; et la loi qui leur ordonne d'attendre le consentement des pères, y pourroit être plus convenable. Dans cette idée , l'u-> sage d'Italie et d'Espagne seroit le moins rai^ sonnable : le monachisme y est établi , et l'on peut s'y marier sans le consentement des pères.

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