‹ Œuvres de Montesquieu (volume 4)Chapitre 63 sur 341 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

De r^tat de Tu ni vers après la destructioD des Aomain?.

Les règlemens que firent les Romains pour augmenter le nombre de leurs citoyens eurent leur effet pendant que leur république , dans la force de son institution , n'eut à réparer que les pertes qu'elle faisoit par son c^ourage , par son audace , par' sa fermeté , par son amour pour la gloire , et par sa vertu même. Mais bientôt les lois les plus sages ne purent rétablir ce qu'une république mourante, ce qu'une anarchie générale , ce qu'un gouvernement militaire , ce qu'un

(1) Il n*y a point de titre iSl-dessus dans le digeste : le titre da code n'en dit rien , non plus que les Dorelles.

io8 DE l'esprit des lois.

empire dur, ce qu'un despotisme superbe, ce qu'une monarchie foible , ce qu'une cour stupide , idiote et superstitieuse , ayoienl successivement abattu : on eut dit qu'ils n'avoient conquis le monde que pour l'affoiblir et le livrer sans défense aux barbares. Les natiods gothes , gétiques, sarrasines et tartares, les accablèrent tour à tour ; bientôt les peuples barbares n'eurent à détruire que des peuples barbares. Ainsi , dans le temps des fables , après les inondations et les déluges , il sortit de la terre des hommes armés qui s'exterminèrent.

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