LIV. XXïV, CHAP. XXV. l
«Le cochon, dit M. de Boulainvilliers (i), » doit être très-rare en x\rabie , où il n'y a pres- » que point de bois , et presque rien de propre »à la nourriture de ces animaux; d'ailleurs, la » salure des eaux et des alimens rend le peuple » très-susceptible des maladies de la peau. » La loi locale qui le défend ne sauroit être bonne pour d'autres pays (â) où le cochon est une nourriture presque universelle , et en quelque façon nécessaire.
Je ferai ici une réflexion. Sanctorius a observé que la chair de cochon que Ton mange se transpire peu, et que même cette nourriture empêche beaucoup la transpiration des autres alimens : il a trouvé que la diminution alloit à un tiers (3). On sait d'ailleurs que le défaut de transpiration forme ou aigrit les maladies de la peau : la nourriture du cochon doit donc être défendue dans les climats où l'on est sujet à ces maladies , comme celui de la Palestine , de l'Arabie , de l'Egypte et de la Libye.
comme on a dit an livre XXIV, chapitre i, à la fin, la religion chrétienne est le premier bien. *
(i) Vie de Mahomet.
• (a) Gomme i la Chine.
(3) Médecine statique , sect. iii, aphorisme a3.
l54 DE li'ESPRIT DES LOIS.