‹ Œuvres de P. Corneille (volume 2)Chapitre 117 sur 240 · PLACIDE, STÉPHANIE · texte numérisé non relu

PLACIDE, STÉPHANIE

STEPHANIE.

Et moi , je vais pour vous consoler sa Flavie.

PI.ACII)£.

Fais-lui donc quelque excuse à flatter son envie. Et dis^lui de ma part tout ce que tu Voudras. Mon âme n'eut jamais les sentiments ingrats, ' Et j'ai honte en secret d'être dans l'impuissance De montrer plus d'effets de ma reconnoissance.

(senl.)

Certes, une ennemie à qui je dois l'honneur Méritoit dans son choix un peu plus de bonheur, Devoit trouver une âme un peu moins défendue, Er j'ai pitié de voir tant de bonté perdue :

Mais le cœur d'un amaiit ne petit se partager; Elle a beau se contraindre , elle a beau m'oblîger , Je n'ai qu'aversion pour ce qui Ja regarde.

' Qui aarait pu s'attendre, en vojrant Cinna et les belles scènes des Horaces , que , peu d'années après , quand le génie de Corneille était dans toute sa force, il mettrait sur le théâtre une princesse qu'on envoie dans un mauvais lieu , et un amant qui dit que l* amour est un enfant timide ?

5o4 THÉODORE.

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