‹ Œuvres de P. Corneille (volume 2)Chapitre 153 sur 240 · ANTIOCHUS, LA9NICE · texte numérisé non relu

ANTIOCHUS, LA9NICE

ANTIOCHUS

Et vous, en ma faveur voyez ce cher objet, * Et tâchez d'abaisser ses yeux sur un sujet Qui peut-être aujourd'hui porteroit la couronne. S'il n'attachoit les siens à sa seule personne,

' Cela veut dire de ma peine ou de sa peine. Les déplaisin et la peine ne sont pas des expressions assez fortes pour la perte d'un trône.

* Pour cette beauté , termes de comédie , et qui jettent une espèce de ridicnle sur cette ambassade : F'a lui dife que Je lui cède l'empire pour une beauté,

3 On ne porte point haut une douceur ; cela est impropre , né* gligé et peu français. Racine dit , (Bnone , fais briller la couronne à êea yeux .- c'est ainsi qu*il faut s'exprimer.

4 Qu'il se laisse éblouir est le mot propre; mais se laisser gagner à un éclat afiEftiblit cette beUe idée.

5 Ce cher objet n'est-il pas un peu du style de l'idylle? Le ton de la pièce n'est pas jusqu'à présent aunlessus de la haute comédie , et est trop vicieux.

Et ne la préféroit à cet illustre rang

Pour qui les plus grands cœurs prodiguent tout leur sang.

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