ACTE IV, SCÈNE IV
DORANTE
Je me trompe moi-même, ou quelqu'un s'y découvre.
PHILISTE
J'ayance; approchez-vous, mais sans suivre mes pas. Et prenez un détour qui ne vous montre pas :
Vous jugerez quel fruit je puis espérer d'elle ; Pour Cliton, il peut faire ici la sentinelle.
DORANTE, à Glîton , après que Philiste est éloigné.
Que me vient-il de dire? et qu'est-ce que je voi ? Cliton, sans doute il aime en même lieu que moi. O ciel ! que mon bonheur est de peu de durée !
CLITON
S'il prend l'occasion qui vous est préparée ,
Vous pouvez disputer avec votre valet
A qui mieux de vous deux gardera le mulet.
DORANTE
Que de confusion et de trouble en mon âme !
CLITON. ^
Allez prêter l'oreille aux discours de la dame j Au bruit que je ferai prenez bien votre temps , Et nous lui donnerons de jolis passe-temps. *
( Dorante ya auprès de Philiste. ) ' Tout est manqué.